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La meilleure méthode pour gérer

le quotidien des enfants

Il est clair que si l’éducateur n’a pas d’exigences pour la vie quotidienne, personne n’en aura.

Tout ce qui touche à la vie quotidienne pour les animateurs est vraiment la dernière chose à laquelle ils ont pensé quand ils se sont dit qu’ils allaient devenir animateur. Ils se voyaient faire du ski dans un cadre sympa avec une bonne bande de potes.

Raté ! Ils sont chargés des enfants, de leur faire ranger leurs affaires et leur apprendre à bien se tenir à table…
Des tâches sur lesquelles le directeur du camp doit sensibiliser fortement ses animateurs.

Crédit : Unsplash - Hal Gatewood

Au travers de la vie quotidienne, on fait rentrer dans la réalité des petites choses de la vie, une certaine vision du monde, on fait rentrer un certain nombre de détails, des choses qui comme on le dit sont quotidiennes : on fait rentrer quelque chose d’extraordinaire dans l’ordinaire. Gérer le quotidien d’un enfant c’est créer un monde autour des enfants, dans lequel chacun sera en sécurité, où il se sentira en sécurité, un monde beau et unifié. De cela va découler beaucoup de choses par la suite.

La prise en charge d’un enfant dans sa vie quotidienne se passe dès le premier contact. On fait bien percevoir à l’enfant qu’il est pris en charge. Souvent, l’enfant quitte son univers familial, il lui importe donc très vite de savoir précisément à quel adulte il va se référer.

Cet adulte va lui expliquer comment on va vivre, dans quel style on va vivre, de quelle manière et avec quel type d’organisation on va vivre. C’est à cet adulte-là de donner le ton : la manière de s’installer dans le car, dans le train, dans la manière de s’installer dans la chambre, c’est l’adulte qui dit voilà comment on va faire.

Quand on désigne une chambre à des enfants par exemple, il est important que l’adulte soit présent dans la chambre et dise : « Voilà comment les choses vont se passer… ». Il est le référent d’une loi. C’est comme cela qu’il y a de la liberté parce que la loi offre un cadre dans lequel il y a de la sécurité.
S’il n’y a pas de sécurité, si c’est l’arbitraire de chacun qui décide, dès le départ, de manière symbolique, dans des petites choses concrètes, c’est la loi du plus fort qui l’emporte. Or, la mission de la personne détentrice de l’autorité est de toujours protéger le plus faible.

Il ne s’agit pas, par cette présence d’être maniaque, tatillon et autoritariste, mais d’être le référent de celui qui pose le cadre, pour que la liberté dans ce cadre ne soit ni tyrannique ni anarchique. C’est un gage de sécurité pour le plus faible, et en même temps, cela aide tout le monde à vivre de manière communautaire.

La vie quotidienne est très importante : c’est la vie réelle telle qu’elle va continuer à la maison. Le fait de vivre dans une chambre avec d’autres personnes, de manger à la même table, cela continue à la maison, à table, à l’école etc. Probablement que les messages éducatifs que l’on fait passer de manière non verbale parfois, mais simplement par la manière d’être et d’organiser le monde dans lequel on fait vivre l’enfant, sont beaucoup plus marquants que bien des discours.

On pourrait dire : « Mais il n’y a plus de liberté pour l'enfant ni pour personne alors ? » Non parce que si le cadre a été bien posé, de manière claire, l’enfant n’a plus cette pression de savoir comment il doit vivre. En toute liberté, de manière reposante, il va pouvoir vivre les autres moments, ce qui lui est proposé. Si un enfant passe son séjour à raser les murs dans sa chambre pour avoir son petit espace vital, alors ce n’est plus de la liberté.

On tombe dans un système qui peut déraper vers le harcèlement.

Par le Père Vincent de Mello
Directeur du Bon Conseil

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